Estimation de l’abondance de l’omble de fontaine par l’ADN environnemental en lacs boréaux exploités au Québec

Résumé de la recherche

Au Québec, l’omble de fontaine (Salvelinus fontinalis) est l’espèce la plus prisée des pêcheurs sportifs. Toutefois, un déclin d’environ 50% des populations faisant l’objet d’un suivi a été constaté après plusieurs années. Le suivi repose principalement sur les inventaires normalisés du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), qui utilisent des filets maillants, une méthode létale, coûteuse et chronophage.

Il s’avère maintenant essentiel de développer de nouveaux outils qui permettront d’améliorer la gestion de l’espèce. Dans cette perspective, l’ADN environnemental (ADNe) apparaît comme une méthode prometteuse pour quantifier l’abondance des espèces. Cependant, son application en milieu naturel demeure imprécise et aucune étude n’a encore évalué cette approche en tenant compte des mesures d’abondance utilisées au Québec ni des facteurs influençant les relations prédictives.

Mon étude vise à établir un modèle reliant la concentration d’ADNe à l’abondance de l’omble de fontaine dans les lacs boréaux exploités par la pêche sportive et suivis par le MELCCFP. Cinq indicateurs seront testés afin d’identifier celui permettant les meilleures estimations d’abondance de l’omble de fontaine. Enfin, l’intégration de variables environnementales aux modèles finaux permettra d’améliorer la précision des estimations obtenues.

Ce projet est codirigé par Matthew Yates (Université de Windsor).

Partenaire

Marianne Tremblay
Marianne Tremblay

Candidate à la maîtrise en ressources renouvelables à l’Université du Québec à Chicoutimi

Olivier Morissette

Professeur au département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi

Cotitulaire de la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées